Transvolcanique 2006
Vue par Claire



Cette grosse rando de 2 x 80 km en Auvergne était l'objectif de l'année. Tout le reste n'était que préparation durant laquelle les Frappés m'ont bien aidée à me motiver et à progresser.
En voici un compte rendu brut de décoffrage.

(Les images de cette page peuvent être agrandies en cliquant dessus)


Samedi

Levés de bon matin à 7h puis p'tit dèj' aux rillettes du Mans de chez mon papi, le pied quoi!

Arrivés à Blanzat, beaucoup de monde pour un départ groupé sous un temps maussade.
Après quelques 400m de dénivelés positifs, gros bouchon pour passer dans un single-track. J'suis allée trop vite, on n'est pas arrivé après les bouchons...
Puis ballade le long des volcans, sur des circuits maintes fois empruntés à pieds, sous un tout autre jour à vélo, un peu de boue et de racines mouillées mais quelques passages bien techniques entrecoupés de longues portions roulantes. En descente nous rattrapons les mecs qui nous ont doublés dans la montée, c'est plutôt sympa. Histoire de raler un coup, Pierre a trouvé le moyen de crever...

Les 45 premiers kilomètres se font sans encombre, à un rythme pépere, on redescend à la Sioule, histoire de mieux remonter après le ravito...
La pause repas se fait un peu en hauteur pour ne pas rattaquer tout de suite par une montée. Poule au riz et patisseries au menu. Je m'abstiens sur le vin. On discute un peu avec les mécanos et on repart.

En fait, on recommence par une montée. Puis le long d'un chemin de campagne: à notre gauche la Chaîne des Puys, à notre droite les Monts Dore... plutôt chouette.
S'enfilent alors quelques descentes et montées rigolotes, dont une descente dans un ruisseau. Avant de finir par un dernier gros morceau jusqu'à un col à plus de 1100m, nous aidons (enfin Pierre) une minette à réparer. 15mn plus tard nous repartons, tranquillou et attaquons la montée, d'abord relativement facile puis bien raide avec quelques cailloux. Selon les débaliseurs qui nous ont rejoints (ben oui 15mn de perdues en fin de rando ça fait mal) c'est la plus dure du coin.
Pierre bien sur grimpe tout sans problème... Arrivés au col du Guery nous avons rattrapé quelques retardataires, puis dans la descente sur le Mont Dore (avec la cascade pour les connaisseurs) nous dépassons quelques personnes de plus, histoire de ne pas finir derniers.

83 bornes au compteur, quelques 2400m de positif, 1700 de négatif, pour cette première journée.
Le cou est légèrement douloureux mais j'ai encore la force de soulever mon demi. Le reste est classique, lavage des vélos et des bonhomes puis massage et dodo.


Dimanche

Le lendemain, le réveil sonne à 7h. Pas de courbatures, le dos va bien, ouf, et il y a du Saint-Nectaire au p'tit dèj'.
On récupère les vélos et on part pour 400 m au moins de positif en 7 bornes... Du Mont Dore au col de la croix Morang.
La montée est longue mais je gère mon effort, je ne suis pas essouflée, jusqu'à ce qu'une bande d'abrutis me double en soufflant comme des veaux à 6 à l'heure et mettent pied à terre à la première difficulté du terrain. Bien sur ils ne se sont pas poussés... Je me retrouve donc sur mes pieds passablement énervée, ils n'ont même pas compris pourquoi j'ai râlé et encore moins ne se sont excusés!
Quelques minutes plus tard, je repars enfin calmée. Sur le vélo.
Arrivés au col, le brouillard est épais mais nous roulons tranquillement. Arrive ensuite une grande descente où nous redoublons plein de monde, géniale avec des virages, des cailloux, des ravinements. Le pied quoi. En bas je me rends compte que je suis passée dans l'autre sens à ski de fond...

Après le ravito, donc à 15 bornes du départ j'ai du mal à me remettre sur la selle. Pas grave, le profil est plutôt descendant, encore une fois entre boue, racines et chemins plus larges. Mais petit à petit dès que ça monte, je dois être régulièrement en danseuse pour soulager mon arrière train...
Un évitement de dindes et de pintades, quelques glissades boueuses sans conséquences, des montées interminables et enfin le second ravito au 35ème km. La douleur devient intenable. J'essaye tant bien que mal de mettre de la crème mais ça ne marche pas. Je finis un single-track et une superbe montée rigolote à coté des moutons, à pieds avec les débaliseurs. Même à pieds j'ai mal...

On redescend vers le repas, donc pas besoin de la selle ouf... Lorsqu'on arrive au gymnase je file chez les secouristes pour un peu de crème. LA pompier qui m'aide me dit que c'est à vif et ne comprend pas quand je lui dis que je vais repartir. J'ai déjà fais 50 bornes ce serait dommage...
Après le déjeuner rapide, nous repartons. Moi en danseuse. Le hic c'est qu'il faut sortir des bords de Sioule pour remonter sur le plateau... Environ 400 mètres de positif à nouveau. Impossible de rester sur le vélo. La montée est trop raide pour tenir la danseuse. Je me tape tout à pieds. Comme beaucoup d'autres qui n'ont pas l'air de comprendre pourquoi ça m'enerve. Pierre a même pensé que j'allais rebrousser chemin et rentrer en voiture!

Arrivés à Saint-Ours, encore avec les débaliseurs, je ne peux plus continuer. Il reste 200m de positif avec des cailloux et des racines, inimaginable. Les mecs ont un doute sur le fait que ce soit une bonne idée mais hors de question de me faire rapatrier donc nous rentrons par la route.
Je connais le coin donc ça va. Mais je sais aussi qu'il reste un col à passer! Encore une galère, même si la danseuse est plus facile sur route et qu'au pire le revêtement est moins cassant.
Des gens de l'organisation s'arrêtent même pour demander si ça va. Sympa. Arrive ensuite la descente en virages à 9%... la fin est dure... Mais nous arrivons sur les vélos à Blanzat et Pierre a droit à sa bière!
Moi je suis un peu dégoutée d'avoir dû bifurquer, mais vu comme j'ai encore mal aujourd'hui assise...

Au final 74km, 1500 de positif et 2150 de négatif, dont 15km de route.

Le 16 octobre 2006
Texte : Claire
Photos : Pif
Mise en page : Pif

Et encore félicitation à l'organisation

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