La Jean Racine 2010
Petit compte-rendu du raid de 60km

Pfouyouyou ! (en gros et pour faire court)

Voilà, on est tous rentrés de la Jean Racine 2010, un peu fatigués, voire un peu cassés pour certains. Mais si on veut résumer de façon un peu plus détaillée, on peut dire que c'était vachement bien, mais qu'est-ce qu'on est mauvais ! Enfin moi j'avais une excuse toute trouvée: c'est la faute au volcan Ejfajyoujall (ou un truc du genre) !

Pour moi ça a commencé la veille avec l'hébergement imprévu de pôtes initialement en partance pour le Canada. Mais faute d'avion, ben on a fait la chouille...

Bref, couché tard, levé tôt, moyennement frais et c'est parti en direction de Saint-Rémy-les-Chevreuse. Le temps de trouver une place dans un petit parking planqué dans le village, je retrouve GiHel, Aymeric et Rémi aux inscriptions. Une minute pour récupérer plaque, colliers rilsan, et ticket pour le sandwich de fin, et je suis enfin opérationnel.

Côté défilé de mode, on a:

8h10, on n'a vu personne alors on décolle direction le raid 80km pour GiHel, 60 pour les trois autres, les deux parcours partant sur la même trace.


C'est parti

Ca commence par un chemin le long d'une vieille voie de chemin de fer abandonnée jusqu'à ce qu'on arrive enfin à notre première côte, déjà en forêt, qui nous permet de nous réchauffer. Le soleil est là, mais pas encore ses calories...

A partir de là, ça va être plus compliqué de raconter la rando: parce qu'en gros, à part quelques petits passages rapides dans les champs ou les villages, on a toujours été en forêt, et la plupart du temps sur de bons sentiers monotrace comme on les aime !

Le tracé sur les premiers kilomètres était relativement doux dans la succession des bosses, mais vers 10 ou 15 bornes, ça a commencé à être plus corsé: les montées étaient bien raides, les descentes souvent fort amusantes et quand il y avait du plat, souvent ça zigzaguait entre les arbres. Les zones pour reprendre son souffle et reposer un peu les jambes étaient de fait assez rares.

Au bout d'un heure, le soleil commençait à chauffer suffisamment pour qu'on se mette en habit de lumière. On avance tranquillement, on enquille les coups de cul en essayant de ne pas se mettre trop dans le rouge et on descend sans trop être génés. On a d'ailleurs eu pas mal de chance: à part quelques descentes où les gens devant étaient un peu moins rapides que nous, globalement on n'a pas eu de bouchons (tant pis pour toi Phil !)

Le terrain est sec, mais heureusement encore légèrement humidifié par la rosée, ce qui fait qu'on n'a pas trop bouffé de poussières. Par contre, certains coups de cul étaient particulièrement sablonneux, et pour ma part, il y en a eu quelques uns qui m'ont résisté.

Au détour d'un single en dévers, on entend un "C'est encore Pif qui bouchonne !": c'était ROdge qui arrivait derrière avec un pôte. Même s'il roule peu en ce moment, il est encore vachement affuté le bonhomme. Par contre, comme il se fait vieux, il a remis une fourche suspendue devant...

Au bout d'une vingtaine de kilomètres, on arrive au premier ravito. Là, on y trouve à manger et à boire (ça c'est normal), mais aussi Sylvain et quelques pôtes à lui, et Petit Dragon avec lui aussi quelques pôtes. Avec Rodge et son pôte, ça en fait des frappadingues et des pôtes au m².

Petit Dragon part devant, on le suit 5mn plus tard en laissant Sylvain tenter de bricoler une réparation pour la K7 à moitié cassée d'un de ses amis. GiHel en profite également pour filer devant sur le 80 et nous restons à trois.

Et là c'est reparti de plus belle pour les montagnes russes dans les sentiers monotraces. Avec quelques morceaux particulièrement juteux comme:

...c'était Rémi qui explosait son pneu arrière (Goret va !).

J'attends au pied de la descente au bord d'un ruisseau (le rue des Vaux a priori), sur une table de pique-nique et tchache avec les randonneurs à pied qui vu le superbe temps que nous avons sont également de sortie.

Quelques longues minutes plus tard, Rémi crie qu'il a enfin fini, et là,... PLAF ! de nouveau... En fait, le pneu est fendu et ce zouave ne l'avait pas vu...

C'est donc reparti pour un atelier mécanique. On laisse travailler le vieux avec Aymeric et on se fait une barre céréale pour patienter.

Le boulet ayant enfin réussi à réparer, on repart, en se retrouvant du coup, plutôt dans le peloton de fin. Ce qui n'est pas plus mal, puisqu'on n'aura presque plus jamais personne devant nous. Le pied dans les raidillons et les descentes.

Pendant ce temps là, Aymeric peine de plus en plus dans les côtes, et Rémi se la joue "je m'économise" en mettant régulièrement pied à terre dans les raidillons, bien trop rapidement à mon avis.

Et c'est toujours une succession de chemins tous plus sympathiques les uns que les autres. Et les quelques portions dans les champs sont savourées comme de rares moment de récupération avec une petite brise qui vient rafraichir le corps qui se met quand même régulièrement dans le rouge.

On débarque au deuxième ravito, vers un peu plus de 40km de rando. Aymeric qui sent la dernière et troisième partie plutôt moyennement pour être finie entièrement nous autorise à le lacher. On part donc avec Rémi tels les deux papys du muppet-show, roulant tranquillement pour ne pas se mettre trop dans le rouge et pouvoir arriver à bon port tout en savourant les coups de cul et les descentes.

Toujours une succession de fantastiques chemins (même si la plupart sont hypers connus), on se dirige vers Chevreuse et la fameuse montée de la Madeleine.

Là haut on retrouve Petit Dragon et ses pôtes (qui lui aussi a connu une pincette dans une descente) et on se dit qu'on n'a jamais été aussi proche de l'arrivée.

Il fait vraiment chaud depuis quelques temps, les premiers signes annonciateurs d'éventuelles crampes se font sentir, mais globalement ça va pas trop mal, les jambes, même si elles n'ont pas de puissance, continuent de tourner.

En suivant Petit Dragon et ses pôtes qui suivent eux-mêmes des gens devant, on loupe une bifurcation et on se tape un petit bonus avec montée puis descente sur une partie du circuit du 80 (c'est en comparant la trace GPS et la photocopie de l'oganisation que je m'en suis rendu compte).


C'est fini

On arrive vers 15h40 à Saint-Rémy-les-Chevreuse, où on retrouve GiHel avec une gueule de popeye, un doigt façon sorcière de "blanche neige et les septs nains" et des bleus et du sang partout. Le vélo n'a rien, c'est l'essentiel.

Marmotte, avec quelques kilos de plus nous rejoint, on appercevra aussi au loin Mary et Pédalator qui s'est fait le 100km en moins de 6h!

HotDog et sandwich au camembert, petite binouse, 25° sous un arbre. Ca fait du bien de se poser. Aymeric attend son père tranquillement à la voiture (je suis sur qu'il fumait quelque clopes en cachette...)


67km au compteur pour moi, 7h30 de sortie, 5h30 de roulage, 1400m de D+ en données corrigées de 2 à 24°, ciel bleu, terrain sec, léger coups de soleil, super tracé, fléchage nickel, organisation au top, quasiment pas de bouchons. Bref, le gros panard !

Y'a juste qu'on toussait un peu après la sortie, mais je suis sur que ce n'est pas dû à la poussière du terrains, mais à celle du volcan qui m'a fait trop boire la veille...

Pif, le 18 avril 2010

Photos: Pif et le photographe officiel http://maphotographie.com

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