Formulaire de gamelle

Description de la gamelle

Frappadingue : Serge Hartmann
Date : 11 avril 1999
Lieu : Nemours
Blessures : égratigures et hématome à la hanche gauche
Retour en camion rouge : Non
Dégâts matériels : Aucun
Témoins : 28 frappadingues
Photographies : Non

Récit

Pas moins de 4 gamelles au cours de cette matinée du 11 avril au cours de laquelle Pascal Pacquet nous a fait visiter son parcours technique près de Nemours !

Il faut dire que le terrain était vraiment très technique, et très sec pour la saison.

La première gamelle a eu lieu en bas d'un grande pente très pentue et recouverte d'herbe rase. La moitié de la troupe était déjà descendue et m'acclamait "Serge, à droite, à droite !!". Rien à faire, le FSR-XC fonce sur un genèvrier très piquant dans lequel je me plante littéralement, stoppé net dans ma course folle.
Le vélo bien vertical, un pied encore clipsé, l'autre pied en l'air, la tête en bas, coincé sans possiblilité de me dégager sous peine de nouvelles griffures, j'appelais "à l'aiiiiide" pendant que les frappadingues se tordaient de rire à quelques mètres de moi.
Heureusement, Mat a vite récupéré et est venu me libérer.

La deuxième gamelle fût la plus fracassante et la plus douloureuse. Lafourche, Thibault et Pascal "E.T." attendions que Benji ait terminé de réparer sa crevaison.
Pour passer le temps et comme mes muscles se refroidissaient, je m'aventurai sur les pentes rocailleuses qui nous entouraient.
Hélas, au bas d'une pente, la roue avant se plante contre une grosse caillasse, et patatras je tape violemment du côté gauche contre les sol rocailleux.
Rien de cassé, mais gros bobo qui me fera boiter plusieurs jours.

La troisième fut sans douleur, nous sommes arrivés dans un endroit étrange, une immense trou bordé et rempli de sable fin et épais, des dunes comme à la mer.
Je fus dans les premiers à descendre à tout berzingue dans le gouffre, et aussi le premier à m'y ramasser en beauté.
La roue avant s'est plantée dans l'épaisseur du sable, vol plané, un instant j'ai craint de me prendre le vélo sur le coin de la figure, mais non.
Rapidement le vélo a cessé ses tonneaux, mais moi j'ai continué à rouler jusqu'en bas, couvert de sable de la tête aux pieds, un sacré tournis pendant 20 secondes pendant lesquelles je ne pouvais même pas me relever, puis j'ai repris le spad sur l'épaule pour récidiver aussitôt.

La quatrième gamelle de la matinée est la suite logique de la troisième : à la fin de la pente, en pleine vitesse, le guidon s'est mis à osciller méchament, j'ai fait la culbute le menton en avant et le suis reçu brutalement sur le sable sans savoir si c'est mon pif ou mon menton qui a touché le premier.
Là encore, aucune blessure, mais j'ai bouffé du sable à tel point que j'en avais encore dans la bouche plusieurs heures après. Craquant.

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